Île-de-France – Décroissance !
Projet citoyen et politique pour les élections régionales en Île-de-France
Un projet de rupture pour le grand Paris : des villes en transition !
Comment organiser le changement de notre mode de vie vers une civilisation respectueuse de nos écosystèmes, basée sur le renouvelable, et la plus égalitaire possible ? Telle est la question à laquelle nous souhaitons répondre dans le cadre du programme des objecteurs de croissance pour la Région Île-de-France.
Ce programme, ce projet, nous le nommons « Ville(s) en transition », car il s’agit ni plus ni moins que de proposer une TRANSITION vers cette nouvelle civilisation.
Nous l’opposons d’une part au projet de « Ville globale » défendue par la Droite et esquissé dans le projet de loi de Christian Blanc sur le « Grand Paris », et d’autre part au projet de « Ville compacte » défendu par la Gauche et les Verts du Conseil Régional IDF.
Le « Grand Paris » prévoit une double boucle de 140 km (le Grand Huit), qui enrubannerait Paris d’ici à 2030 et assurerait des liaisons rapides entre les pôles économiques de La Défense , Saclay, Villejuif, Noisy, Saint-Denis et les aéroports d’Orly et de Roissy (Les travaux du métro commenceraient fin 2013).
Quelle est l’utilité d’un métro automatique, conçu d’abord pour relier des entreprises à des entreprises et quel est l’avenir du transport par avion à l’heure du changement climatique et de la fin du pétrole ?
Ce projet doté de 35 milliards d’euros a été adopté par l’Assemblée nationale sans qu’aucun des élus locaux ait été associé aux travaux.
Nous nous opposons à ce projet visant à renforcer l’agglomération parisienne comme « Ville Globale », insérée dans l’économie mondialisée que nous dénonçons, et qui est à l’origine de tous nos maux : destruction de l’environnement et des sociétés.
A l’inverse de ce projet technocratique, le schéma directeur de l’ Île-de-France (SDRIF), établi par la Région à l’issue d’une intense concertation et validé à l’unanimité au printemps 2009, plaide pour une métropole compacte : densification économique et résidentielle de la première couronne et intensification des transports collectifs dans toute la banlieue. Le plan transport s’appuie sur les métros, le RER et des tramways…
Focalisé sur le métro automatique et les prochaines élections, l’État bloque administrativement le SDRIF et rechigne à participer au plan de transport régional.
Rappelons que le budget de la Région Île-de-France dépasse à peine les 4,5 milliards d’euros.
Bien que plus proche de notre projet de « Ville(s) en transition », le projet de « Ville compacte » n’aborde pas la nécessaire modification de notre façon de vivre, il est trop concentré sur les problèmes de transports, il ne propose pas un programme en rupture avec le système productiviste qui met en concurrence les régions dans l’économie-monde ultra libérale.
Quels sont les objectifs de « Ville(s) en transition » ?
Il s’agit d’inciter les citoyens d’un territoire (village, commune, ville ou quartier) à prendre conscience que notre région, pour les déplacements, l’alimentation et sa prospérité est très fortement dépendante d’une ressource à la fois en voie de raréfaction, précieuse, et cause de nuisances : le pétrole.
Il s’agit aussi de comprendre l’urgente nécessité d’anticiper et de préparer l’après-pétrole, en rendant possibles les conditions d’un futur serein et convivial par le biais de :
La réduction des émissions de gaz à effet de serre anthropiques et de la consommation d’énergie d’origine fossile selon un Plan de réduction énergétique, décidé par la collectivité et fondé sur une vision positive de l’avenir.
La relocalisation de tout ce qui peut l’être et le resserrement des liens entre habitants et acteurs économiques locaux.
Le développement des qualifications qui s’avèreront nécessaires.
