Compte Rendu de la Rencontre entre la FASE et l’AdOC


Compte Rendu de la Rencontre entre la Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE) et l’Asssociation d’Objecteurs de Croissance (AdOC)

F.A.S.E. : Gilles Monsillon (Alter-ékolo), Pierre (CNCU)
AdOC : Anne Isabelle Veillot, Philippe Cathelain,Christophe Degennes,Vincent Liégey, Jean-Luc Pasquinet ,Rocca Simon ,Christian Sunt
Guy Dutronc ,RESEDA, signataire de la Plateforme de l’AdOC

Il y a d’abord eu une rapide présentation de l’AdOC, toutes deux jeunes mouvements politiques en construction.La FASE nous indique qu’elle vient de décider de signer l’Appel de Miremont, pour le Rassemblement de l’Ecologie Radicale.
D’un commun accord nous proposons de créer des liens vers le site de la FASE et la plate-forme de convergence de l’AdOC.

La FASE souhaite fédérer les forces de la gauche de la gauche (du PCF au NPA, du PG à la Décroissance) ainsi que les acteurs du mouvement social, des citoyens (car la politique n’est pas la propriété des partis politiques), afin de créer un mouvement politique indépendante du PS, un pôle d’opposition à la Droite, suffisamment fort pour contribuer à créer une alternative sociale et écologique au système actuel.

Elle se donne comme moyens et objectifs, le combat par les luttes, par les urnes, et dans les institutions, tout en mettant en évidence la dépendance des problématiques écologiques et sociales. Elle souhaite construire une force différente des partis actuels, elle s’appuie sur les histoires et les cultures différentes qui la composent. Histoires et cultures qui font sa richesse mais qui nécessitent un dépassement pour répondre aux enjeux d’aujourd’hui. La FASE considère que la décroissance ou le communisme ne sont pas la propriété d’un parti, d’une organisation. Elle considère qu’un projet alternatif de société ne peut être construit en vase clos, il doit émerger d’un réel travail avec le mouvement social, émerger des revendications portées par les luttes et les organisations politiques sociales et syndicales. Nous ne voulons pas reproduire le concept d’avant-garde, la recherche théorique et le travail des organisations politiques sont indispensables mais l’alternative se construit dans le mouvement de la société.

La démarche de l’AdOC s’inscrit dans une critique radicale de cette illusion héritée de la gauche traditionnelle qu’il suffirait de prendre le pouvoir pour changer la société. Là où la FASE souhaite fédérer pour ensuite construire un projet commun, l’AdOC privilégie plutôt la démarche contraire, de construire un projet radical, donc cohérent, et ensuite de le proposer au débat public et le soumettre au mouvement social.

La FASE a questionné l’AdOC, sur les limites de leur stratégie politique face à l’urgence sociale et environnementale de la crise actuelle, en prenant l’exemple des quartiers défavorisés. L’AdOC a mis en avant l’importance de sortir de l’argument de la nécessité pour arriver à proposer un projet qui a du sens. Elle a aussi rappelé qu’elle mettait en avant un certain nombre de propositions concrètes permettant de répondre à ces problèmes (dotation inconditionnelle d’autonomie par exemple). Enfin l’AdOC rappelle l’importance, et ainsi la pertinence du mot Décroissance, qui permet d’ouvrir des débats de fond face à cette crise anthropologique inédite qui ne trouvent pas de solutions dans les vieux schémas de pensée.

La démarche unitaire pour les élections régionales lancée par le NPA, à laquelle participe la FASE et qui s’inscrit dans une stratégie politique proche de celle de la FASE a été critiquée par l’AdOC. Toutefois l’AdOC va publier prochainement un appel d’ouverture pour les élections régionales dans une démarche inverse, c’est-à-dire en proposant un tronc commun de propositions « pour sortir les régions du capitalisme et du productivisme, et y vivre mieux« .

Néanmoins l’AdOC souhaite suivre de près les débats de fond qui naîtront de la démarche fédérative ainsi que participer à l’initiative de Politis, « les assises du changement »..

La FASE et l’AdOC se sont mis d’accord :

  • Pour débattre ensemble sur le fond, dans le cadre des élections régionales.
  • Pour organiser des débats communs, ouverts et publics sur différentes thématiques, comme par exemple les divergences en termes de stratégie politique.
  • Pour répondre aux invitations de la FASE dans toutes les régions, concernant les Ateliers Forum.

Site de la F.A.S.E

  1. #1 by F.Béague on 11 novembre 2009 - 5:41

    Bonjour. Pour ma part, j’aime cette idée de dialoguer avec tous les partis, même d’ailleurs avec des adversaires politiques quels qu’ils soient. En revanche, je ne vois pas l’utilité de fédérer des partis aussi dissemblables que le PCF, le NPA et le Front de Gauche avec les divers courants de l’Ecologie radicale dont l’ADOC. De 2 choses l’une, soit les membres de la gauche du « Parti faussement socialiste » renient leur passé productiviste et jacobin et sabordent leurs vieux partis minés par plein de casseroles (soutien à des révolutions violentes; à certaines dictatures passées; à des choix économiques désastreux pour la planète et l’humanité; défense d’entreprises dangereuses pour l’humanité et promotion de la société de consommation « au nom de la défense de l’emploi », etc…)pour rejoindre les partis de l’Ecologie radicale, soit ils restent attachés à leurs aveuglements passés et ne doivent pas tenter de nous duper avec quelques simagrées écologistes…
    Amicalement.
    Frédéric Béague – Capinghem (59)

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